Ce mercredi 26 février 2025, un CSA était organisé à la Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières.
À la suite du Boycott par le syndicat FO local et lecture faite d’une déclaration liminaire, notre organisation syndicale a, elle aussi, Boycotté cette instance !
Depuis de nombreuses années, le dialogue avec la direction de l’établissement est devenu quasi inexistant…
Les CSA ne sont plus qu’une chambre d’enregistrement des décisions unilatérales de la direction, sans réelle concertation avec les organisations syndicales.
Par ailleurs, nous dénonçons avec fermeté l’acharnement dont sont victimes certains collègues.
L’utilisation abusive et hors cadre réglementaire de la vidéosurveillance,
en violation des règles de la CNIL, ainsi que la multiplication des contrôles médicaux excessifs,
parfois imposés à plus de 150 km, sont autant de pratiques inacceptables !
Ces contrôles, qui ne vous ont d’ailleurs jamais donné raison, ne font qu’alourdir et grever
inutilement le budget de l’établissement.
La communication avec le personnel est rompue depuis bien longtemps. Malgré nos nombreuses alertes et propositions, rien ne change. Certains bureaux sont toujours surpeuplés (pour ceux qui en disposent, quelle chance !!!), et il aura fallu plus de trois ans pour aménager l’armurerie ELSP !
« Aucune de vos promesses ne se concrétisent !! ».
Les conditions de travail restent déplorables, notamment l’absence d’un véritable espace de restauration pour les personnels de journée. Au lieu d’un lieu décent, nous devons composer avec une salle de repas située au milieu des vestiaires, à côté du lit du gradé d’astreinte.
Malgré ce mépris affiché pour les agents, ces derniers continuent d’effectuer leur travail avec professionnalisme. Les saisies de portables et de stupéfiants sont régulières, parfois effectuées dans des conditions difficiles. À votre grand dam, le taux d’absentéisme demeure bas, preuve de l’investissement des agents…
De plus, lorsque la structure est attaquée de nuit avec des cocktails Molotov et qu’aucun retour d’expérience (RETEX) n’est organisé, nous sommes en droit de nous interroger sur vos priorités. Dans le même esprit, nous constatons à plusieurs reprises l’absence simultanée des deux membres de la direction, compromettant la continuité du service. Il semble plus intéressant de parader que de gérer les nombreux problèmes RH qui impactent les agents au quotidien.
Face à ce climat délétère, il était inconcevable
pour l’UFAP UNSa Justice de Charleville-Mézières de siéger lors de ce CSA.
Les élus UFAP UNSa Justice au CSA.